HDI COACH – Intégrez le Design Humain dans vos accompagnements

Préparer une étude de cas fictive avant le parcours HDI Coach : méthode en cinq étapes

Écrire un dossier d'accompagnement entièrement inventé avant d'entrer dans le parcours HDI Coach donne un support d'entraînement stable, qui se partage et se modifie librement. Voici une méthode en cinq étapes, un tableau comparant trois supports possibles et les erreurs les plus courantes.

Atypikali6 min de lecture

La réponse en bref

Une étude de cas fictive est un dossier d'accompagnement inventé de bout en bout, écrit avant le parcours HDI Coach pour s'entraîner sans partir d'une situation réelle. Vous y posez une identité imaginaire, une demande en une phrase, quelques faits de contexte et des questions ouvertes, puis vous laissez des zones blanches à remplir pendant la formation.

Dans cet article
  1. Pourquoi arriver avec un cas inventé
  2. Construire le dossier fictif en cinq étapes
  3. Trois supports possibles, trois contraintes différentes
  4. Mise en situation entièrement fictive
  5. Les erreurs fréquentes

Pourquoi arriver avec un cas inventé

Le parcours HDI Coach s'adresse aux professionnels de l'accompagnement qui souhaitent intégrer le Design Humain dans leur pratique, et son programme est organisé en quatre modules. Arriver avec un dossier déjà écrit change la nature des exercices : vous ne cherchez plus quoi observer, vous observez.

Le Design Humain est ici le cadre de lecture proposé par Atypikali, présenté sur son site comme un système de connaissance de soi. Ce n'est ni un diagnostic, ni une description figée de la personnalité, ni un moyen de déduire des aptitudes professionnelles ou des décisions d'équipe. Votre dossier fictif est un terrain d'entraînement à la conversation, pas un cas à trancher.

Construire le dossier fictif en cinq étapes

Le dossier tient sur une page. Écrivez-le en deux temps plutôt qu'en une fois : le premier pose la matière, le second retire ce qui est trop lisse et ouvre des zones blanches.

Indiquez en tête de page que le personnage est inventé, pour éviter toute ambiguïté si vous montrez le support en groupe. Et n'y faites entrer aucune information confidentielle ni donnée personnelle réelle, y compris un détail apparemment anodin emprunté à une situation que vous connaissez.

  • Étape 1 — Identité inventée : un prénom qui ne renvoie à personne de votre entourage, une tranche d'âge, une situation professionnelle générique.
  • Étape 2 — Demande en une phrase, à la première personne, avec les mots du personnage : « je n'arrive pas à tenir le rythme que je me suis fixé ».
  • Étape 3 — Trois faits de contexte sans interprétation : ce qu'il fait de ses journées, ce qui a changé récemment, ce qu'il a déjà tenté.
  • Étape 4 — Cinq questions ouvertes que vous poseriez lors d'un premier échange, formulées sans hypothèse cachée.
  • Étape 5 — Deux points de vigilance : ce que vous ne traiterez pas dans ce cadre, et vers quel type de professionnel vous orienteriez le personnage le cas échéant.

Trois supports possibles, trois contraintes différentes

Trois supports d'entraînement sont envisageables : un accompagnement déjà mené, un personnage entièrement inventé, ou votre propre situation. Ils n'offrent pas les mêmes marges de manœuvre.

Le personnage inventé est le seul que vous pouvez montrer, réécrire et faire varier librement pendant un exercice collectif.

SupportCe qu'il permetContrainte à connaître
Un accompagnement déjà menéMatière familière, détails crédiblesSupport difficile à partager ou à modifier, et l'échange initial ne portait pas sur cet usage
Un personnage entièrement inventéLiberté de faire varier les paramètres et de partager le dossierTendance à créer un personnage trop cohérent, sans contradiction ni angle mort
Votre propre situationAccès direct aux nuances et au ressentiDistance d'accompagnant difficile à tenir, et un seul cas pour tout le parcours

Mise en situation entièrement fictive

Exemple inventé pour l'illustration, sans lien avec une personne réelle. Maëlle, accompagnante fictive, imagine Tibo, 41 ans, responsable d'un petit service support. Demande formulée par Tibo : « je dis oui à tout et je finis mes semaines vidé ». Contexte : il a repris le service il y a huit mois, enchaîne les réunions imprévues, et a tenté sans succès de bloquer deux matinées par semaine.

Maëlle note cinq questions : qu'est-ce qui rend un « non » impossible ce jour-là, à quoi ressemble une semaine où il se sent juste, qui décide de son agenda, qu'a-t-il abandonné en premier quand la charge a monté, qu'aimerait-il garder tel quel. Elle ajoute deux vigilances : ne rien conclure sur la façon dont Tibo devrait organiser son équipe, et orienter vers un professionnel de santé si la fatigue décrite dépassait le cadre d'un accompagnement. Elle laisse enfin trois lignes vides intitulées « ce que je ne sais pas encore de lui », à remplir module par module.

Les erreurs fréquentes

L'écueil principal est le dossier qui contient déjà sa conclusion : le personnage est écrit pour valider une lecture, et l'exercice tourne à vide.

  • Écrire un personnage parfaitement cohérent, sans contradiction : rien ne résiste, donc rien ne s'apprend.
  • Glisser des détails réels reconnaissables dans un cas présenté comme fictif.
  • Formuler la demande avec le vocabulaire du cadre de lecture au lieu des mots du personnage.
  • Transformer le cas en conclusion sur des aptitudes professionnelles ou sur une décision d'organisation.
  • Décrire une souffrance aiguë pour « corser » l'exercice, ou préparer dix pages impraticables en atelier.

Questions fréquentes

Faut-il connaître le cadre de lecture avant d'écrire le dossier ?

Non, et il est même préférable de rester en langage ordinaire. L'interprétation se travaille pendant le parcours, module par module.

Peut-on partir d'un accompagnement réel ?

Pour un support destiné à être partagé en atelier, un personnage inventé se montre et se modifie sans réserve. Gardez la règle simple : aucune information confidentielle ni donnée personnelle dans l'exercice.

Le dossier sert-il à établir un profil de personnalité ?

Non : le Design Humain est proposé par Atypikali comme un cadre de lecture pour ouvrir des hypothèses de dialogue. Le dossier sert à s'entraîner à écouter et à questionner, pas à classer.

Mon personnage fictif peut-il traverser une difficulté importante ?

Mieux vaut une demande ordinaire : organisation, rythme, prise de décision, relation professionnelle. Prévoyez simplement, dans vos points de vigilance, l'orientation vers un professionnel compétent.

Repères et limites

Cet article porte uniquement sur la préparation d'un support d'entraînement écrit avant le parcours HDI Coach. Il ne décrit pas les contenus d'interprétation eux-mêmes, qui se travaillent pendant la formation, et ne constitue ni une méthode d'évaluation des personnes ni un cadre pour une situation de détresse, qui relève d'un professionnel compétent. Il ne donne aucune indication juridique sur l'usage de données.

Sources et ressources

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Consultez le parcours « HDI COACH – Intégrez le Design Humain dans vos accompagnements » et ses modalités pour préparer votre échange avec notre équipe.

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